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mario pres a renversé le gouvernement

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Les Québécois pourraient aller aux urnes le 17 décembre si la motion de blâme envers le gouvernement déposée mardi par Mario Dumont est entérinée par l'opposition péquiste.

Mais tout indique que l'équipe de Pauline Marois ne donnera pas son appui à cette initiative, donc que la motion ne sera pas adoptée.

Le chef de l'opposition officielle s'est dit prêt à défaire le gouvernement minoritaire de Jean Charest et à déclencher une élection générale, sous prétexte que Québec refuse d'abolir les commissions scolaires et n'offre pas aux écoles et aux élèves «les services auxquels ils ont droit».

En point de presse, résolu à «sonner la fin de la récréation», M. Dumont a soutenu qu'il s'agissait là d'un enjeu fondamental et que l'Assemblée nationale devait retirer sa confiance au gouvernement.

Si elle était adoptée, donc endossée par le deuxième groupe d'opposition formé par les élus du Parti québécois, une telle motion pourrait faire tomber le gouvernement et déclencher des élections, seulement huit mois après le scrutin précédent.

Sauf que le leader du deuxième groupe d'opposition, le péquiste François Gendron, a dit que le geste de M. Dumont «ne fait pas sérieux».

M. Gendron n'a cependant pas voulu donner la position définitive de son groupe parlementaire sur cette motion, préférant attendre qu'elle soit officiellement inscrite au feuilleton. Il a cependant laissé planer peu de doute sur la réponse péquiste.

«On a une situation qui nous apparaît fondamentale. C'est un débat qui nous apparaît fondamental», a soutenu de son côté Mario Dumont, pour justifier son geste, ajoutant qu'il avait reçu l'appui unanime de son caucus.

La motion de blâme sera inscrite au feuilleton mercredi et sera débattue en Chambre mardi prochain, le 13 novembre.

Le vote pourrait avoir lieu le soir même, mais le scénario le plus probable serait qu'un ministre demande que le vote soit reporté au lendemain, le 14 novembre.

Si l'équipe de Pauline Marois votait en faveur de la motion, le premier ministre Charest n'aurait d'autre choix que de remettre sa démission au lieutenant-gouverneur, son gouvernement n'ayant plus la confiance d'une majorité de parlementaires.

Alors, le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, pourrait, de deux choses l'une, demander à M. Dumont de former un gouvernement, s'il a obtenu l'appui de l'opposition péquiste, ou constater l'impasse et déclencher une élection générale.
Selon ce dernier scénario, les Québécois pourraient aller aux urnes dès le lundi 17 décembre.

Le scrutin du 26 mars dernier a coûté 74 millions $ aux contribuables.

Le chef de l'opposition officielle a dit qu'il n'avait pas consulté l'opposition péquiste, avant d'aller de l'avant avec sa motion.

M. Dumont dit juger que le faible taux de participation (7,9 pour cent) aux élections scolaires de dimanche dernier indique un rejet «catégorique» de la population pour les commissions scolaires.

François Gendron a jugé que ce n'était pas sérieux de déclencher une élection, parce que M. Dumont «n'a pas aimé le taux de participation» aux élections scolaires.

«La population est préoccupée par l'éducation. Je pense qu'elle l'est trop pour laisser les rênes à un gouvernement qui ne s'y intéresse pas davantage», a soutenu M. Dumont.

L'abolition des commissions scolaires faisait partie des engagements pris par l'Action démocratique (ADQ) durant la dernière campagne électorale.

Lundi, la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, a dit que Québec mènerait une vaste consultation pour réfléchir collectivement sur les façons d'améliorer la démocratie scolaire. Mais il n'est pas question d'abolir cette structure, a-t-elle dit.

Le gouvernement Charest n'a pas tardé à réagir à la motion de blâme par la bouche de son leader en Chambre, Jean-Marc Fournier.

Ce dernier était à court de mots, en point de presse, pour dénoncer le geste de M. Dumont, qu'il associe à un «manque de jugement».

«On n'est pas ici pour jouer au poker», a dit le ministre, jugeant que le chef de l'opposition avait complètement perdu «le sens des proportions» pour risquer de déclencher une élection générale sur le thème des commissions scolaires.

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