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afghanistan

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1 afghanistan le Mar 6 Nov - 22:41

Raymond Giroux

Le Soleil

Ottawa

Autant les conservateurs que les libéraux s’inquiètent de la situation au Pakistan où «l’auto-coup d’État» du président Pervez Musharraf, samedi, remet en question la sécurité des militaires canadiens dans la région de Kandahar, en Afghanistan.

De passage dans ce pays, le ministre de la Défense nationale, Peter MacKay, craint que les événements en cours provoquent le retour à la maison de milliers de réfugiés afghans présentement au Pakistan.

M. MacKay s’inquiète particulièrement de la possibilité pour les talibans de recruter des troupes supplémentaires parmi eux, a-t-il dit hier aux journalistes à l’aéroport de Kandahar.

Ces faits confirment l’analyse de son critique libéral, Denis Coderre, qui explique en entrevue avoir transité par le Pakistan, lors de son récent déplacement en Afghanistan, justement à cause du contexte géopolitique régional.

M. Coderre dénonce fermement la suspension de la Constitution mais, en même temps, constate que «la seule institution stable, présentement, c’est l’armée» , la sixième au monde avec ses 700 000 soldats et sa bombe nucléaire.

Entourée de l’Inde, de la Chine, de l’Iran et pas très loin de la Russie, «c’est une poudrière», estime-t-il, d’autant plus que le Pakistan connaît des tensions ethniques internes.

La région du nord-ouest, qui borde l’Afghanistan dans une zone pas très loin des forces canadiennes, est totalement hors contrôle. Les États-Unis y investissent 750 millions $ par année pendant sept ans, et cela pour seulement 200 000 habitants.



Besoin d’un émissaire



Pour le député libéral, «le Pakistan a un certain intérêt à voir un Afghanistan instable, notamment dans la région de Kandahar» . La violence va en augmentant, a-t-il conclu de sa visite des dernières semaines, et «la situation va se dégrader».

La manœuvre du président aura un impact sur les Pachtounes, dont le territoire enjambe une frontière internationale qu’ils ne reconnaissent pas, de toute manière, «ce qui aggrave le problème».

Le Canada «est à la remorque et ne fait rien» alors qu’il a une capacité de médiation réelle, soutient M. Coderre. «J’enverrais immédiatement un émissaire canadien spécial de haut niveau justement à cause de notre mission en Afghanistan.»

«On doit se tenir à l’affût car nous allons subir les conséquences de tout dérapage, dit-il. Le Canada gère un poste frontière à 60 kilomètres de Kandahar.»

«Il faut absolument encadrer cette situation, poursuit M. Coderre, et poser des gestes symboliques pour démontrer l’inquiétude du Canada, car la situation va dégénérer, et cela, sans attendre de voir ce que les États-Unis feront.»

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